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 La bête de Messargues

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Mordred.

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MessageSujet: La bête de Messargues   Mar 21 Juil - 13:07

Depuis que sa nourrice Austreberthe, qu'elle nommait en cachette la grosse Berthe, lui racontait des histoires fantastiques sur la forêt de Messargues, elle vouait une fascination pour ce lieu dont on lui interdisait de s'y rendre seule. La veille au soir la grosse Berthe lui racontait encore comment la bête sauvage de Messargues enlevait ceux qui se perdaient à la faveur de la nuit tombante, en prenant soin de décrire l'aspect monstrueux de la bête pour la dissuader tout à fait. Loin d'avoir réussi à l'effrayer, elle n'avait fait qu'attiser sa curiosité et elle rêvait déjà d'aventure où elle terrasserait cette bête qui effrayait les villageois.

Dès son réveil, Mordred se résolue à partir en exploration, mais pour cela elle devait se débarrasser de la grosse Berthe qui ne la lâchait pas d'une semelle du lever jusqu'au coucher. Son frère Imbault de deux ans son aîné n'était pas en reste lui non plus car elle ne parvint pas à le croiser dans la matinée pour jouer avec lui et lui confier son projet. Elle ne rencontra pas non plus Hector et Marguerite, ses oncle et tante à peine plus âgés qu'elle et Imbault, car sans doute se trouvaient-ils aux cotés de leurs parents seigneurs et maîtres des lieux, qu'elle nommait ouvertement cette fois papy et mamie. C'est donc seule avec le vieux Danube, énorme chien bleu-gris qui avait appartenu à sa défunte mère, qu'elle organisa son excursion. L'heure du départ ne fut pas difficile à trouver parce qu'elle savait que tôt dans d'après-midi alors que le soleil cognaît sur les têtes la vigilance de la grosse Berthe et des gardes chuterait de toute évidence.

Au bout de quelques heures, un peu après le repas, alors que Mordred jouait dans la cours du château avec des osselets confectionnés en chapardant les restes dans la cuisine, comme elle le prévoyait sa nourrice éprouva le besoin d'aller s'asseoir à l'ombre des pierres fraîches. Comme elle finit par somnoler, aussi silencieuse qu'un chat l'enfant alla s'armer d'un lance pierre et appela Danube. Le chien la surpassait en taille, le stratagème pour tromper le garde qui surveillait l'entrée du château était donc tout trouvé. Sans se soucier réellement si personne n'avait remarqué son évasion, et quelques mèches blondes vénitiennes en pagaille qui dépassaient d'un coté du chien, elle s'en alla en quête des secrets de la forêt de Messargues et de sa bête.
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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Lun 3 Aoû - 19:23

La forêt de Messargues. Elle avait toujours suscité chez Imbault-Guilhem une certaine curiosité mêlée d’appréhension, deux petites voix qui se livraient une bataille sourde au quotidien. Curiosité probablement parce que, quelque part, le jeune Troy essayait de faire honneur, ou tout au moins de s’en situer dans la droite ligne, à son prénom : qui pourrait donc nier la connotation arthurienne d’« Imbault » ? Imbault, Lancelot. Imbault de la forêt, Lanchelot du lac. Même combat. Ou pas. Au moins ces légendes avaient-elles eu l’insigne mérite de bercer son enfance. Appréhension parce que, quoi qu’il en fût, il avait l’âge des épées de bois et des osselets et force était de constater que la « bête » ne serait que difficilement effrayée par ce chevalier en herbe, en dépit de son héritage brillant – et exalté. Guerrier en puissance, sans doute ; mais guerrier miniature, assurément.

Si la noblesse était souvent affaire d’héritage(s) et d’opportunité, Imbault ne s’était jamais plu à considérer les talents guerriers de la même façon, s’épargnant par là-même une certaine paresse intellectuelle. Et physique, surtout, car le petit avait pris un nombre grandiose de vols planés à la faveur d’étalons qui, à a sa plus grande déception, ne se laissaient guère monter comme son brave bourriquet. Inlassablement, il s’était relevé ; inlassablement, il était tombé. Le blond avait viré de la circonspection façon morue-sur-une-étagère à la détermination façon morue-qui-veut-s’échapper-du-filet. Sous le regard bienveillant de son maître d’armes – les vieux son toujours bienveillants, règle de base – et hystérique de sa mère – sa mère est toujours… Hum -, il avait fini par y parvenir, tant bien que (surtout) mal. Adoncques aimait-il se racontait contes et merveilles de chevalerie, exerçant son art du sauvetage sur sa cadette, aussi aventureuse que leur père et aussi imprudente que leur mère. A défaut de princesse, on sauve des dames. Ce qui est déjà pas mal, soit écrit en passant, pour un garçon de 10 ans.

Cet après-midi, alors qu’il s’exerçait – et brûlait ses calories – dans le parc, ses émeraudes aperçurent Mordred faussant compagnie à la garde – qui n’avait pas inventé l’eau chaude – et à sa nourrice – qui, en sus de l’eau chaude, n’y voyait plus grande chose. Imbault n’hésita guère et, tout en demeurant à bonne distance, décida de glisser ses pas dans ceux de sa sœur.
Ni d’épée ni de cheval en ces chemins s’ombrageant peu à peu, mais eux ; Mordred, son protecteur silencieux et autoproclamé. Et la bête ?
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Mordred.

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Sam 8 Aoû - 12:49

A la lisière du bois, Mordred marqua d'abord un temps d'arrêt. Devant elle se dressaient de grands arbres, droits et fiers à la manière de sentinelles, comme si le passage lui était interdit. Mais il en fallait plus pour l'intimider, la carrure de ces arbres n'étaient rien face à la grosse Berthe en colère dont l'énorme voix pouvait vous glacer le sang jusqu'aux os. Toutefois lorsqu'elle posa un pied mal assuré sur le vert tapis de la forêt, un long frisson lui parcourut l'échine. Derrière les arbres, un monde vert sombre se découvrait, un monde vierge de toute trace de civilisation, qui semblait n'avoir ni ciel ni fin. Ses doigts courts et potelés de l'enfance vinrent agripper fermement les poils du chien, c'est lui qui la protégerait contre la bête...

-Pouaaah Danuuube dégueuuu !

La plainte mêlée d'un dégout certain avait fusé. D'une main elle recueilli la bave qui dégoulinait de son visage tandis que son agresseur la regardait d'un air idiot en remuant la queue.

-Refais plus jamais ça !

Devant l'air heureux de son compagnon l'enfant poussa un long soupir en levant les yeux aux ciel. Elle qui rêvait d'aventure avec un fier destrier, elle n'avait qu'un chien sénile qui passait le plus clair de son temps à chercher le bout de sa queue.

-Allez en route ! Espèce de gros tas baveux ! Clamât elle pour se donner du courage. Et la forêt les absorba.

Tout ce vert autour... Tout était vert, tant les grands chapeaux de feuilles de vert dur que les troncs drapés d'une mousse d'un camaïeu plus doux. Aucune autre couleur ne semblait pouvoir y pénétrer.  Tandis qu'elle avançait, les yeux écarquillés d'émerveillement, elle découvrait aussi un monde qui regorgeait de vie, autant dans les airs que dans la terre. Au dessus d'elle les oiseaux avertissaient leurs voisins de la présence de l'intruse et à ses pieds de minuscules soldats grouillaient et cherchaient à grimper sur ses jambes. Le chatouillement, que ces derniers procuraient, lui arracha un rire franc et elle finit par trébucher, le nez planté dans la terre humide. Un peu sonnée par cette rencontre brutale avec le sol, elle se releva chancelante pour découvrir ce dans quoi elle avait fourré son pied. Sa découverte lui arracha un -oh ! sonore. Tremblante de peur elle se recula de quelques pas, ce qu'elle pensait être un banal tronc se révélait en fait être un pied énorme, de la taille d'une maison de paysan.

-Des géants ! Elle avait voulu chuchoter mais c'est un cri de surprise qui avait jailli, si bien qu'elle se terra derrière un rocher de peur qu'on l'ait entendue. Malheureusement pour elle ses craintes se vérifièrent car il lui sembla entendre le craquement sec d'un bout de bois. Toujours terrée derrière son rocher avec son chien, elle changea sa voix pour la rendre plus grave et s'exclama.

-Qui va là ? Je suis armée ! Un pas de plus et j'vous occis !

Était-ce la bête ?
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Imbault-Guilhem

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Dim 29 Nov - 1:10

Un jour il serait un grand chasseur, le plus grand de tous, traquant sa proie pendant des heures sans se fatiguer, ni abandonner. C'était certain, il avait ça dans le sang ! Le petit était vif et furtif. Même pas elle le remarquait, et le chien non plus... Ce chien aurait été celui du garde un peu étourdit de tout à l'heure que ça ne l'aurait pas étonné. Enfin le pauvre était bien vieux - le chien, pas le garde ! Le garde était juste incompétent lui - pas étonnant qu'il n'entende plus grand chose. Pourtant Imbault-Guilhem ne ratait rien, sautillant comme un elfe entre les branches pour éviter le craquement traitre de l'une d'entre elles, il se faufilait entre les arbres tel un loup guettant sa proie, l'apercevant quelques secondes avant de se fondre de nouveau dans les ombres, telle l'ombre qu'il était lui même. L'ombre de sa protégée. Mi-loup, mi-elfe, il ne manquait pas de classe.

- Diantre le fourbe !

Le murmure fila imperceptible entre les lipes du hardi héro de cette grande aventure. La source de son émoi ? L'échec cuisant et retentissant qui était le sien. Car le chien aussi vieux, lent, sourd, aveugle qu'il soit... Venait de dévorer le doux visage de la princesse ! Il avait échoué en cherchant l'ennemi partout ailleurs, ignorant l'évidence : Derrière ce gros corps bonne patte se cachait un cruel chien garou prêt à accomplir ses sombres desseins. Le chien garou se contenta pourtant d'une bonne léchouille en règle, peut être conscient qu'ils n'étaient pas seuls. Raison de plus pour le chevalier Imbault-Guilhem de maintenir son oeil alerte et son épée prête !

- Épée... Un malandrin m'a escamotée mon épée ! Aha ! C'est mal me connaître, Imbault-Guilhem n'est jamais désarmé.

Mais devant le départ de sa cadette il devait faire un choix. Son regard faisait des allers-retours. Allant de Mordred qu'il n'apercevrait bientôt plus, à cette branche à l'air si prometteuse qu'il lui faudrait arracher au prix d'une lutte terriblement longue et difficile. Il aurait bien aimé que son choix soit dicté par le besoin consciencieux de garder sa soeur à l'oeil et sauve de tout danger... Mais c'est la peur qui lui fit presser le pas pour courir après elle. Il n'avait pas de chien lui ! Et l'idée de se perdre tout seul dans les bois, alors que personne n'y savait sa présence, c'était peut être un peu plus de courage qu'il n'en avait en réserve.

- Je suis un preux chevalier, je n'ai peur de rien ! Certainement pas d... Waaahaaahou.. Mmm même pas peur. Le petit coeur tout affolé prit quelques secondes pour se convaincre lui aussi qu'il n'avait pas peur. Mais faut dire qu'une énooooorme branche d'au moins 30 centimètre de long sur 2 de large venait de lui tomber dessus. De lui tomber dessus ! On coupait des arbres pour moins que ça ! Premier chef d'inculpation : Agression sur mineur ! C'est vraiment mal de s'attaquer aux enfants. Et le deuxième ? Le jeune Troyen avait perdu sa soeur. Pour le coup il faisait plus vraiment le fier, il était évident qu'elle se serait déjà rappliqué pour se moquer de son rire de fillette si elle l'avait entendu. Il n'y avait plus qu'une solution : S'asseoir et pleurer. Ou ! Se souvenir de la leçon que lui avait fait son oncle alors qu'un matin peu glorieux, il l'avait trouvé dans une situation similairement embarrassante. Uno : Un homme ça pleure pas. Deuzio : Le courage ce n'est pas d'avoir peur de rien, mais d'affronter sa peur.

C'est un héro ragaillardi, et fort d'une motivation de fer qui carra les épaules prêt à affronter le monde entier pour retrouver la petite. La mission était simple : Trouver la donzelle, la chopper par la crinière, la ramener au château, prendre un goûter bien mérité en narrant à qui voudrait bien l'entendre comment il l'avait sauvée.  Le couard d'un instant redevint le loup aux sens aiguisé : Il n'y avait que ses traces de pieds - Merci les averses qui transformaient la terre en boue - Elle avait tourné à un moment sans qu'il ne s'en rende compte.  
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Mordred.

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Mer 2 Déc - 21:53

Toujours planquée derrière son rocher, la môme attendait une réponse à sa question. Comme personne ne répondait, elle plissa les yeux pour chercher une présence étrangère dans l'obscurité. Elle avait beau chercher tout ce qu'elle voyait par delà les troncs n'était qu'un monochrome de vert sombre, la forêt s'était refermée sur elle.

-La forêt s'est refermée sur nous ! s'exclama-t-elle en portant ses mains à sa bouche ouverte de surprise.

Lentement elle s'extirpa de sa cachette et se rapprocha de son chien qui ne semblait pas le moins du monde perdu et continuait de tourner en rond en remuant la queue. Alors de nouveau, l'enfant agrippa de ses petits doigts les poils du chien et ils poursuivirent leur route. S'il y avait bien une route, car depuis le début elle s'enfonçait toujours un peu plus dans la forêt mais sans réellement savoir où aller, une seule chose était sure c'est qu'elle y allait.

-Tu crois qu'ils vont venir nous chercher ? dit-elle à voix haute en s'adressant à Danube.

Elle ne savait pas depuis combien de temps elle marchait, c'était la première fois qu'elle s'aventurait si loin du château. Sans doute ne s'était il écoulé qu'une poignée de minute et que personne ne s'était encore rendu compte de son départ mais pour elle l'aventure lui semblait telle qu'il lui semblait presque être partie depuis une éternité.

Le nez en l'air et les paumes tournées vers le ciel, elle regardait les traits de lumières qui perçaient le toit vert formé par la cime des arbres et tentait d'emprisonner des rayons au creux de ses mains. Evidemment ses nombreuses tentatives se soldèrent toutes par un échec, mais elle ne se découragea pas et redoubla d'effort jusqu'à...

-AAAaaaaaaiiieuuuuuh ! Mais...

La main collée sur le front elle se recula de quelques pas pour mieux voir ce qui avait violemment rencontré son chemin. Il s'agissait d'un banal rocher recouvert de lichen dont la forme biscornue donnait l'illusion qu'un...

-troll ! la bête c'est un troll !

D'un bond elle se réfugia derrière un buisson, de peur qu'il ne l'ai remarqué. L'imagination de l'enfant tournait à plein régime tandis qu'elle cherchait un plan d'attaque. D'une main mal assurée elle tapota le tour de sa taille, d'abord doucement puis de manière plus rapide avant de s'arrêter, l'air dévastée.

-oh non j'ai oubliée mon épée...

D'un mouvement de la main elle appela son chien, il était sa seule issue pour aller chercher du renfort.

-j'ai besoin de toi, va me chercher de l'aide d'accord ? allez vas y !

D'un claquement de langue et d'une tape sur le postérieur de son chien, elle l'envoya trouver quelqu'un. En attendant elle resterait prostrée là, pour le moment le troll ne semblait pas avoir bougé, est-ce qu'il dormait ?
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Imbault-Guilhem

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Mer 2 Déc - 23:58

C'était une avancée pas à pas, le tâche était ardue. Il ne pouvait qu'espérer un arrêt de Mordred ou du moins qu'elle ralentisse nettement, sinon l'apprenti traqueur ne risquait pas de la retrouver, ou pis encore de se perdre - oui, pire pouvait sembler égoïste, mais dans son esprit il n'imaginait pas que Mordred puisse se perdre. Qui irait se balader dans une forêt sans prendre de repères s'il n'était pas capable d'en ressortir ? Pourtant son instinct le poussait à poursuivre, Bault avait d'abord remonté la piste de ses pas jusqu'à retrouver d'autres traces à peine plus petites que les siennes, qu'il s'était fait un devoir de poursuivre.

Le principe était simple, malheureusement sa soeur n'avait pas cherché à laisser ses empreintes lors de sa petite balade. Parfois les traces disparaissaient, il devait alors tourner en rond à partir de ce point jusqu'à retrouver la trace. C'était long et difficile. Il fini même par préférer émettre des théories plutôt que tourner en rond, il se mettait alors dans la dernière trace de pieds et cherchait la suite de cailloux ou de troncs sur lesquels elle avait dut s'amuser à tenir en équilibre. Malheureusement ses théories ne fonctionnaient pas dans la mousse, il recommençait alors à tourner en rond, jusqu'à retrouver les empreintes.

Le pire dans toute cette histoire, c'était le monstre. Le petit homme avait beau tout mettre en oeuvre pour retrouver et rejoindre sa cadette, mais si c'était une course ? Et s'il y avait réellement quelque chose dans ces bois, et que cette chose soit elle aussi sur les traces de la petite rouquine ? Le monstre, parfaite création des forces du mal, ne pouvait être que parfait à sa façon, avec de grandes griffes, d'immenses dents, une force impossible à vaincre, et bien sur en option, le flair à la pointe de la technologie, capable de renifler une fillette à dix kilomètres.


MoooOOOOOOoooooRDREEEEEeeeeeeeeeEEEEEEEEEED !

Parce que si cette histoire était vraie, il ne pouvait pas juste la traquer sans fin, en restant dans l'ombre pour la surprendre, rire à ses dépends, ou lui faire peur. Vite ! Il était obligé de la retrouver vite.

MOOOOoooooooooOOOOOOOOR...

Waeuouf.

Un jappement mollasson fit mourir sur ses lèvres le cri qui s'en échappait un instant plus tôt. Les yeux aigue marine quittèrent le sol pour suivre les pattes immenses de l'animal jusqu'à son faciès de bonne bête, un poil béta, mais profondément bonne. C'est envahit d'une vague d'espoir et de soulagement qu'Imbault Guilhem embrassa le paysage du regard, recherchant la compère du vieux chien.

Je te déteste gros idiot ! Qu'est ce que tu as fait de ma soeur ? Hein ?! MORDRED ! Elle est où ?! Fais quelque chose ! CHERCHE ! CHERCHE Mordred ! Elle est où ?


Un regard vide pour toute réponse, Danube ne semblait pas bien avoir comprit ce qu'on lui demandait. Un nouvel aboiement échappa au gros chien, puis enfin il fit demi-tour et se mit à trottiner en direction d'où il était arrivé.

Espérons que tu ne m'entraines pas dans une chasse au lapin...


Car l'animal piétinait allègrement les traces que le protecteur en carton avait suivit jusqu'ici. Sans compter qu'en courant, il n'avait plus vraiment la possibilité de s'assurer qu'il suivait bien sa piste.
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Mordred.

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Ven 18 Déc - 1:44

Tout le temps que le chien était parti, elle n'avait pas bougé. Immobile, elle guettait un mouvement de la chose qui n'était pas bien plus remuante qu'elle. Son pelage tantôt vert tantôt jaune semblait absorber chaque rayon du soleil pour ne plus jamais qu'il s'en échappe. Il y avait dans son apparence quelque chose d'à la fois doux et terrifiant, un peu comme lorsqu'elle pensait à ses parents, et à sa mère davantage. Elle n'avait aucun souvenir, mais elle l'imaginait parfois l'enveloppant d'une douce chaleur réconfortante, et s'évaporant ne laissant alors que du vide et du froid autour d'elle.

Heureusement toute sa famille n'avait pas disparue, il lui restait Bault ou Na'Bault lorsqu'il se montrait agaçant. Sans vraiment se l'avouer elle aurait bien été soulagée de l'avoir à ses côtés pour l'aider à combattre sa peur, à combattre la bête. Et si finalement cette bête était en elle ? Cette rage muette qu'elle contenait, nourrie par une culpabilité dévorante, et si c'était sa faute à elle ? Et si elle l'avait tuée ?

De sa langue elle rattrapa une perle d'eau qui s'était mise à couler sur sa joue rebondie. Surprise l'enfant réalisa qu'elle avait le goût de sel et réitéra l'expérience avec une autre larme qu'elle goûta plus longuement cette fois. Apaisée mais fatiguée la jeune rouquine finit par se laisser bercer par la mélodie du vent et s'endormie lentement mais surement recroquevillée derrière son rocher.
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Imbault-Guilhem

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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   Ven 1 Jan - 20:41

Quand le chien déboula dans une clairière ? Non disons plutôt une trouée de ce vert débordant, étouffant, le preux chevalier Baulthazar, n'était pas pleinement convaincu qu'il suivait la piste de sa soeur. Il ne voyait rien, et l'animal semblait vouloir s'enfoncer dans un buisson. Un buisson ! Chien idiot ! Comme si sa soeur était allée ramper dans un buisson, pour se griffer de partout ! Il allait entendre parler du pays ce vieux cabots inutile ! L'enfant était même prêt à s'enfoncer dedans à son tour pour récupérer l'animal et lui dire dans le blanc des yeux, qu'il était laid, puant et stupide. Pourtant dans tout ce vert, une pointe de couleur attira son regard. Un lapin ? Un renard ? Qu'importe ! Une saloperie d'animal ! Danube s'était bien lancé sur la piste d'une bête ! C'était incroyable qu'il ai réussit à en trouver une, et Bault aurait été ébahit s'il n'avait pas cherché tout autre chose. Au moment où il comprit son erreur. Que ce n'était pas un renard, mais sa soeur endormie, son estime pour le chien... Baissa contre toute attente.

Baaah je me disais bien que tu étais trop idiot pour trouver un animal.

Ah il était furieux, mais seulement parce qu'il était inquiet. Et il était aussi soulagé. Il était soulagé, furieux, inquiet... C'était possible d'être tout ça à la fois ? Elle s'était enfuie pour aller faire une sieste dans un buisson, dans le fin fond d'une forêt ! M'enfin qui faisait ça ? C'était effrayant, froid, humide, effrayant !

Alors là ma petite, je vais t'apprendre à dormir dans les bois comme une petite sauvage !

Dans un rugissement féroce... Ou en tout cas, qu'il souhaitait féroce. Le grand frère passa à l'attaque, bien décidé à infliger à sa soeur une peur suffisante pour qu'elle file fissa à la maison. Le seul endroit où ils seraient en sécurité.


Grooooooooaaaaaaaarrrggrrrrr.

Sans vraiment chercher à entrer dans le buisson, le gamin se mit à bondir et le secouer pour faire un bruit de tous les diables.
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MessageSujet: Re: La bête de Messargues   

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